LA PAUVRETE EST LE NEGATIF DE LA FEMME

LA PAUVRETÉ.


La pauvreté est le négatif de la femme...

Quand l’environnement se dégrade, le sort des femmes s’aggrave.


 ²Quand on prépare les plans nationaux, à quoi doit-on penser le plus², le mahatma Gandhi a répondu ²Ayez à l’esprit le dernier des hommes².

 Le dernier des hommes est souvent une femme.

La femme pauvre de brousse subit de plein fouet les effets nocifs de la dégradation de l’environnement. Dès l’aube elle sait que sa journée sera faite d’une longue marche à la recherche de petits bois, de fourrage pour les bêtes et d’eau. Vieille femme, femme enceinte, jeunes filles, fillettes : tout ce petit monde déambule dans la brousse faisant des kilomètres pour répondre aux besoins essentiels : besoins de survie. L’environnement se détériore de plus en plus, chaque jour la longue marche s’allonge, l’épuisement est intolérable et le temps pour s’occuper de la maison est de plus en plus limité.Les filles sont les premières à subir ces conséquences, elles quittent l’école pour aider la mère.

La femme souffre de cette dégradation qui entraine des séquelles irréversibles sur sa santé par manque d’aliments appropriés à son travail. La malnutrition est omniprésente.La femme voit son patrimoine s’appauvrir, le bétail efflanqué qui sera vendu sur le marché à moitié prix. Il ne fournira plus de lait, pour nourrir les enfants, ou pour la fabrication des fromages. 

Absorbées par cette évolution malsaine, la femme est plongée dans la pauvreté.

© Au Niger il existe une forte migration. Les populations tribales et nomades ont été très affectées par la déforestation et la disparition des pâturages traditionnels. Nombreux sont ceux qui, n’ayant plus de terre à leur disposition, partent à la recherche de n’importe quel travail pour survivre. Cf/Article : Les Touaregs, premiers réfugiés environnementaux – France Info - 7 décembre 2009

Qu’advient-il aux femmes qui restent derrière ?

Chez les travailleurs migrants, le divorce est fréquent, les épouses sont délaissées. Les ressources d’une femme qui assume seule les responsabilités du ménage sont généralement plus faibles lorsque l’homme est là : on observe cela partout dans le monde. Sur le milliard et demi de gens qui vivent dans une grande pauvreté, 70 % sont des femmes. Dans 25 % des familles pauvres, la femme est la seule ou la principale source de revenus. La femme est la seule pourvoyeuse de revenus dans la famille….. 

Le bois

© Bolivia Inti / Chaque jour sur notre planète, presque 3 milliards d’humains, parmi les plus pauvres, utilisent comme combustible le bois pour cuire les aliments indispensables à leur alimentation.Souvent situées au sud dans des régions du monde riches en soleil, ces populations démunies vivent déjà en situation de famine énergétique…..

 Le bois joue des rôles multiples :

*       combustible : jusqu’à 80% du bois coupé dans les pays en développement est source d’énergie, ce qui est un problème dans les zones arides,

*       matériau de construction, source alimentaire ou pharmaceutique, fixateur de carbone et protecteur des sols, régulateur du cycle de l’eau, conservateur de la biodiversité, espace de détente...



  en attente de ramassage.


L’arbre occupe une grande place dans les cultures et religions du monde.

Pour les populations animistes, l’arbre est un être capable de bien et de mal qui assure un lien entre l’individu et ses ancêtres. L’arbre fait partie du règne des êtres inanimés et non pas dans celui des vivants, mais on considère qu’il peut être habité par des esprits ou des génies, d’où la prudence et le respect à son égard. Le problème de la dégradation de l’environnement n’est pas un problème futuriste. C’est l’une des causes fondamentales de la crise à laquelle nous devons faire face... Aujourd’hui.


Chaque jour, des centaines de kilomètres carrés deviennent désert, et si nous n’inversons pas cette situation, tout le continent deviendra un immense désert. Nous ne pouvons pas mettre en sommeil ce problème pour un jour et, encore moins, pour un an, pendant que nous essayons de résoudre le problème de la dette, les problèmes budgétaires et les problèmes de devises.Demander à une population de protéger son environnement pour telle ou telle raison, cela reste abstrait.

Si elle  ne peut survivre, l’environnement ne représente rien pour elle.

Si elle meurt parce qu’elle n’a rien à manger, la protection de l’environnement n’est pas de son ressort, elle est du ressort de quelqu’un d’autre.

Environnement et Pauvreté.


Mettre en place des programmes de réhabilitation de l’environnement qui donnent du travail aux plus pauvres. C’est combattre la pauvreté ? Ainsi que l'a souligné un auteur, ² l'utilitarisme est le propre des robinsonnades... où le naufragé reste insensible aux beautés de son île².

© Les populations d'Afrique vivent dans un tel état de pauvreté que toute source de revenu leur semble opportune indépendamment des conséquences que son exploitation pourrait causer à long terme.Dans un tel contexte, le respect de l'environnement ne constitue pas un souci majeur, et toute tentative de conscientisation par les ONG, a peu de chance d'être suivie. Ainsi que l'a souligné le professeur KAMTO, « la lutte pour la survie et la course au mieux-être ne s'embarrassent pas des exigences normatives ». Il a en outre pu être démontré qu'envisager une protection sans le bien-être social est « une ambition utopique vouée à l'échec »……………

Un tel état de fait, néfaste pour le développement durable, ne peut contribuer qu'à aggraver le sort des populations. On assiste à une sorte de cercle vicieux de la pauvreté dont le schéma est fort simple : pour survivre, les individus confrontés à la pauvreté sont obligés de puiser dans les ressources environnementales, au risque de les épuiser, et cette dégradation de l'environnement ne fait qu'accroître leur pauvreté.Le grand drame est, que cette dégradation frappe toujours cruellement ceux qui vivent dans la pauvreté, c'est-à-dire les personnes les moins aptes à y faire face.

Activité répréhensible ou activité règlementaire

Le bois de feu tient une grande place dans le système énergétique de l’Afrique et que penser de  l’activité des femmes, vieilles, enceintes, et des fillettes qui ramassent le bois sec et le portent lourdement (30 à 35 kilos sur leur dos) durant des heures. Le bois d’œuvre ou d’artisanat fait vivre la population : fabrication d'écuelles, de cuillers, de mortiers, de manches d'outils, d'instruments de musique, de sculptures, d'arcs, de flèches, et des bols, etc. Un certain nombre d'espèces peuvent fournir du bois de perche, largement utilisé dans la construction.

 

   

Certaines écorces d’acacias fournissent du tanin qui sert au tannage du cuir.On trouve des quantités appréciables de tanin dans le feuillage des arbres, ce tanin adhère étroitement aux parois et aux protéines de la cellule et semble jouer un rôle dans la baisse de digestibilité. D’autres peuvent être à l'origine de diverses toxicités.

Les porteuses de bois

05 heures ce matin, une silhouette délicate drapée dans un tissu rapiécé, suivie de son chien, sautille dans le khori pour me rejoindre et me salue. Sa rencontre va me permettre de l’accompagner en brousse dans son déplacement de porteuse de bois. Il y a combien d’années qu’elle fait ce travail. Elle est si jeune.En partant rejoindre les femmes, je me rappelle les mises en garde qui m’ont été faites par la matriarche : il y aurait ici des bandits, des bêtes sauvages, des trafiquants. Pour le moment la brousse est tranquille. Il y a les porteuses de bois et moi. Les bêtes et les chiens.Marchant derrière cette petite jeune fille, je me demande pourquoi ces femmes acceptent de faire ces tâches si blessantes pour le corps ?Les femmes commencent  leur journée à 05 h du matin. Elles préparent le repas pour la famille : enfants et vieillards. Ensuite elles vont traire les chèvres, rejoindre les autres femmes et partir dans la brousse avec leur longue perche qui leur permet d’attraper les branches mortes accrochées au faîte de l’arbre, suivies des troupeaux de chèvres et moutons. Les chiens gambadent, font des courses poursuites, se détendent les pattes avant de partir.Tout est prêt, les bêtes impatientes avancent doucement, les femmes lancent des cris pour aligner les boucs et moutons. Le troupeau composé de femelles reste à l’arrière.La marche lente et silencieuse en début de matin, me permet d’observer chaque visage. La fatigue de la nuit, l’inquiétude de laisser les enfants, la maison sans surveillance, relâchent les traits.Le ramassage de quelques brindilles commence. La femme les dépose dans son sac de peau de chèvre, qui contient quelques dates et un peu d’eau mélangée à du mil concassé. Toutes savent que le chemin sera long, que le poids dès le matin va les gêner dans leur marche. De plus, toutes connaissent les endroits qui leur offriront quelques gouttes d’eau, des fruits, des racines qui apaiseront la soif et la faim.Les chiens qui servent de gardien viennent de nous abandonner aux premiers rayons de soleil agressifs.Le soleil poursuit sa course dans le ciel délavé et la chaleur monte. Se mêlent odeurs de femmes, de bêtes, de sable, et de senteurs épicées. Ces effluves me parviennent et j’essaie d’y poser un nom. Les femmes me montrent une très belle fleur au parfum sournois, et oh combien dangereuse. Elle a tout de même son utilité dans la médecine traditionnelle.Matinée exténuante pour ces femmes toujours en mouvement afin de ne pas être tentées par un court instant de repos à l’ombre d’un acacia. Elles sont à l’affût de tout, chuintement, frémissement d’herbe, de bruits lointains. Tout est danger pour ces femmes très vulnérables : Chacals, hommes en quête de femmes impressionnables et fragiles.


     

Au fil des heures la tristesse du départ fait enfin place à la détente.
Durant toute la journée, les jeunes filles grimpent aux arbres, fouillent le terrain pour trouver des racines mortes, des restes de gros arbres morts. Elles veillent à ramasser du bois qui paraît bien sec. Les femmes ramassent des herbes (shako) qui amélioreront la bouillie du soir et des plantes médicinales.Je suis émue, fascinée par ces femmes qui gardent le sourire malgré la fatigue, la douleur à la pensée des enfants isolés, qui s’amusent d’un rien pour ne plus penser à leur solitude, à leur détresse.Elles trouvent le temps pour me faire découvrir la Nature, écouter le vent, le chant d’un oiseau, le bruit du sable.Mais surtout pour me faire oublier ma propre fatigue.Elles continuent à se baisser, taper le bois avant de le ramasser de crainte d’emporter une vipère ou un scorpion dans leur sac. Le bois est mis en ballot.Cela ne se fait pas n’importe comment car les femmes vont les porter toute la journée et ne doivent pas se blesser. Le soleil continue à brûler ces corps qui s’alourdissent par la charge.


© Manaud-Desert 033


Quelques chèvres se sont égarées. Le bois est déposé, et les voilà qui se mettent à courir, grimper sur les talus, appeler. Les autres continuent avec le troupeau. Surtout ne pas s’arrêter.Nous revenons entre 18 et 19 heures. Les femmes sont épuisées, courbées par les 20 à 35 kg de bois portés sur le dos, parfois plus. Les enfants apparaissent, hurlants de bonheur.



La journée a été longue pour ces enfants.
Er que ressentent ces femmes ? Je ne distingue rien. Et pourtant l’inquiétude a été perceptible toute la journée ! Chacune se dirige vers sa tente, dépose son fardeau, casse un peu de bois pour le feu. Elle s’active. Le travail n’est pas terminé.Elle va piler 2 à 3 heures le mil pour le repas du soir. Ensuite s’occuper des bêtes, compter les têtes, et la traite commence, A 22 heures, elle peut enfin se reposer avec les enfants et les vieux, devant le plat principal fait de mil et un peu de lait. Elle n’a plus la force de bouger et s’assoupit. Les enfants débarrassent, font une vaisselle sommaire et se précipitent contre leur mère, heureux de sentir cette chaleur rassurante.Les absentes ont été retardées par les bêtes égarées. Alors commence la longue quête d’indices pour connaitre la direction prises par les bêtes dispersées, l’inquiétude monte aux cris des chacals.Elles reviendront au petit matin, avec ou sans les bêtes, découragées, abattues. Il faudra s’occuper des enfants, et la journée va continuer. Elles n’auront pas pris de repos, elles doivent repartir.



©photo J.Souvant Emission de Kriss à Tchigayene


Le reste de leur vie est plus qu’incertain

Les chèvres, les moutons  ne suffisent pas à les faire vivre. Des gens bien informés m’ont dit que le bois de feu est un secteur qui représente des milliards de dollars de chiffres d’affaires si ces femmes pouvaient aller le vendre sur le marché d’Agadez.
Mais le bois commence à manquer ainsi que les pâturages. Les jardiniers prennent de plus en plus de terres et dégradent tout.

Alors ces femmes partent de plus en plus loin, et plus longtemps.

Marcher, laisser les enfants, fait partie de leur vie, marcher encore et encore avec ce bois qui leur coupe le dos toute la journée. L’arbre est devenu une valeur dans l’existence de toutes ces femmes. Le reste de leur vie fait partie du conditionnel.


Le principal c’est de survivre au jour le jour, et rien de plus…


© Les personnes assises confortablement dans leur fauteuil et chargées d’enregistrer cette culture de la pauvreté qui marque les existences fondées sur de maigres environnements locaux ont peut-être considéré comme quantité négligeable les femmes de brousse avec leurs fagots sur le dos ? Peut-être que, sous l’effet du rapport de force qui contamine les producteurs d’information, a-t-on décidé de ne pas mentionner ceux qui ne font que survivre.
Et je me pose la question :

 

Pourquoi la femme de brousse est-elle constamment à la limite de la survie ?

Pourquoi faut-il qu’elle s’épuise pour pouvoir manger une maigre bouillie, mais chaude ?

Que peut-on faire pour qu’elle ne s’avance plus sur un chemin au bout duquel elle disparaît de notre horizon ?

Il serait bon d’inclure un volet Bois de feu, dans les programmes de lutte contre la pauvreté, ce qui donnerait un certain statut à ces femmes de brousse.

Quelques chiffres

© Catherine Hincker est ethnologue, associée aux recherches de l’IREMAM (CNRS, UMR 6568, Aix-en-Provence).

Elle s’intéresse depuis 1995 aux techniques de fabrication, de consommation, d’acquisition et de transport dans l’Ouest du monde touareg (Mali). Près de la moitié de l’énergie consommée provient de sources non commerciales : bois (y compris charbon de bois), bouse, résidus de récoltes. L’utilisation de ce type de combustible est particulièrement important dans les foyers domestiques ». On consommait du bois dans les villes et dans les campagnes. Une évolution s’est manifestée. Dans les zones urbaines, on s’est mis à abandonner l’énergie issue de la biomasse (bois, bouse) au profit de produits pétroliers (pétrole, gaz).Les arbres ne souffrent pas outre mesure des déprédations supposées des femmes de brousse. Elles ne massacrent pas l’environnement : elles font partie de la multitude qui fait vivre l’arbre en le nettoyant et en prélevant les branches mortes.Ce portage de bois est bien une stratégie de survie, rendue nécessaire par les difficultés croissantes des petits cultivateurs. Pour récolter de quoi vivre, il faut aujourd’hui des engrais chimiques, des pesticides, et l’irrigation aussi a un coût. Les exploitations sont souvent très petites et l’environnement local dégradé. Aujourd’hui 63 % de la population vivant de l’agriculture, doit trouver ailleurs, d’une façon ou d’une autre, des revenus complémentaires. On ne peut se libérer de la biomasse. Il faudrait que nos responsables se débarrassent de leurs œillères et acceptent de considérer ce que font ces femmes comme une activité forestière légitime. Si le bois manque, au lieu de promouvoir d’autres sources d’énergie, il faudrait encourager les gens à planter plus d’arbres. Les villages disposeraient alors de bois en quantité suffisante et verraient peut-être se réaliser un des rêves : mettre le tiers du pays sous une bonne couverture de verdure.L’exploitation du bois comme source d’énergie permettrait de dynamiser le développement rural en général. « Et en sévissant contre la collecte de bois par ces gens, nous seront nous-mêmes largement perdants car ils vont être, par réaction, hostiles aux mesures de protection de la forêt que nous prenons », Il y a dans ce vaste pays des terres dégradées où pourraient se développer des plantations rentables si le bois de feu devenait un véritable secteur commercial. Il pourrait s’inspirer de la filière du lait, avec des structures coopératives dans les villages pour réguler la production afin de ne pas saturer le marché et pour distribuer la production selon l’offre et la demande.Si on encourageait les gens à planter des arbres, si on utilisait rationnellement le bois comme combustible, le gouvernement pourrait peut-être aussi dépenser moins en subventions pour le pétrole lampant et les bouteilles de gaz……….


Les femmes de brousse, porteuses de bois vont-elles continuer à marcher vers l’oubli ?

Vont-elles à l’avenir devenir officiellement plus visibles, et pas seulement sous un amoncellement de chiffres nationaux mais tout simplement comme des personnes dignes de mener une vie respectable ?...............................

Le bois vient à manquer du fait d’une exploitation abusive et d’une surconsommation dans les villes……

Agadez _ débardage de bois


Bois consommé en brousse


Alors la femme part toute la journée et ramasse des branches, des brindilles. Et quand ce substitut se fait rare, elle doit se contenter de feuilles mortes et de fruits séchés dans des zones dépouillées (de plus en plus) d’arbres. Elle a recours aux déjections séchées d’animaux (chèvres, ânes, chameaux) encore faut-il que les jardiniers n’aient pas tout ramassé pour leurs jardins. Le bois ou résidus animaliers …peut représenter jusqu’à 80 % du carburant à usage ménager, pour cuire les repas ou pour se chauffer en période hivernale.Piégée dans ce cercle vicieux, elle est fermement aspirée par la maladie, la pauvreté.

La femme doit fournir des efforts excessifs. Il  est indispensable que nous soyons vigilants pour l’aider à économiser toutes ses énergies. L’énergie est une ressource inestimable, qu’il faut ménager.
La seule manière d’aider cette femme à rester digne, est d’écouter sa souffrance, de lui accorder un minimum d’attention et de la soulager dans son combat de tous les jours.


Combien de femmes aujourd’hui souffrent de troubles nerveux et autres pathologies ?

 Dus à quoi ?

 Sommes-nous devenus aveugles ?

Avons-nous pensé une seule fois, une seule, à ses enfants ?


La brousse fait leur apprentissage. En l’absence du père parti en exode pour 1 ou 2 ans, parfois plus et de la mère exténuée par ses tâches journalières, préoccupée par ses enfants laissés seuls sous la tente. Quelle place ont-ils auprès de la mère, dans la famille, dans la communauté ?




Des heures durant ces enfants parcourent les chemins, se créent un monde enivrant. Leur monde, bien restreint de nos jours. Ils n’ont aucun repère familial. Les vieux ne s’en occupent peu ou pas. Aucun repère.


Que leur restera t-il si nous ne pensons pas à eux ?

 Tout nous démontre que la disparition de leur culture est inéluctable et leur identité se meurt à défaut d’une relève. Que la dégradation du tissu social n'est pas maitrisée,Les vieilles ne transmettent plus leur savoir et les femmes harassées par le travail n’ont pas le temps d’écouter. La mémoire se perd. Les jeunes gens (garçons et filles ne veulent pas ressemblaient à leur père, à leur mère) c’est la fuite dans les villes. Et une fois dans le faste que leur miroite le progrès, ces jeunes vont-ils conserver les bribes de leur identité ? Ils ne vont plus savoir parler leur langue, et vont perdre leur culture volontairement.


Que pouvons-nous proposer à ces enfants ?

Les conduire ensemble sur le chemin de la connaissance dès l’âge de 3 ans. A la période bleue de leur vie, pour qu’enfin dans les années à venir, ces enfants que nous aurons aidé, puissent subvenir à leurs besoins.Construisons-leur un jardin. Un jardin d’enfants.La prise en compte de ces enfants va susciter des réactions positives et constructives. Et la femme touarègue va apprendre à exploiter travail, temps à son profit et à celui de la communauté. Elle va pouvoir produire, vendre et gagner de l’argent, pour mieux pouvoir subvenir à ses besoins.Elle peut s’affirmer comme partenaire et actrice de développement, car elle est le fer de lance de ce rude combat qui est le sien.

En conclusion,


Si nous prenons en considération la pauvreté, la malnutrition, le poids des activités, la charge du travail, la fréquence des naissances et le manque de soins médicaux adéquats, il n’est pas surprenant que la santé de la  femme soit si mauvaise,  que son état soit souvent alarmant. Cela signifie en termes concrets qu’aujourd’hui en 2009 la mortalité des femmes est 200 à 300 fois plus élevée que celle enregistrée en France.


Aidons ces femmes et ces enfants.


Pour exemple : le rôle des animatrices de Tchigayene est renforcé aujourd'hui dans le soutien des jeunes au développement. Les sujets autour desquelles elles jouent un rôle central sont : la scolarisation, la santé, l’hygiène, l’assainissement, l'alimentation, l'alphabétisation des femmes, la protection des ressources naturelles la sensibilisation sur les MST et le Sida.

Ces enseignements éducatifs et formateurs se déroulent dans un cadre structuré et organisé par TADREWT association de développement.


                 

²  Si nous voulons que nos enfants

se situent dans le monde,

pourquoi n'en serait-il pas autant

des enfants touaregs ? "




            



__à suivre….LA SANTÉ  des Femmes en Brousse





Par chantal222, le jeudi 05 août 2010 à 14:38 Pages des Femmes